Edward Burtynsky est un grand nom de la photographie, connu pour ses photos à grande échelle de « paysages manufacturés » : carrières, usines, chaîne de montage, usines, mines et barrages que constituent les nouveaux paysages modelés et transformés par l’homme.
Il ne pose pas un regard politisé sur ces grands ensembles mais s’intéresse à la démesure, à la force de l’homme sur la force de la nature : « ce sont nos propres créations qui nous dominent ».

Paysages manufacturés de Jennifer Baichwal
Dans le film de Jennifer Baichwal, la réalisatrice suit plus particulièrement le photographe en Chine et au Bangladesh où l’industrialisation galopante et le capitalisme chinois donnent lieu à des scènes surréalistes.
Ce documentaire est à la fois une œuvre d’art et une réflexion sur la mutation des paysages et la condition humaine.
Le photographe tente de capter les effets néfastes de la pollution et de l’industrialisation sur les paysages naturels.

En détail :
Le film début sur un long (et interminable) travelling d’une usine chinoise ou des petites mains s’affairent en silence à fabriquer des fers à repasser et des machines à café.
20 000 personnes habillés en jaune sur 750 m de long…

Nous sommes aussi alors les témoins hallucinés de démolition navale, d’immenses dortoirs d’ouvriers ou de décharges géantes.
Le documentaire s’attarde aussi sur l’industrialisation effrénée de Shanghai (5 millions de nouveaux habitants en cinq ans), le déplacement de presque 2 millions de personnes pour la construction du barrage des trois-gorges…
Les images sont d’une beauté à couper le souffle alors que le malaise est bel et bien présent.


D’origine canadienne, Edward Burtynsky expose ses collections dans les quinze plus grands musées au monde, dont la National Gallery au Canada, le Musée d’Art Modernela, la Bibliothèque Nationale à Paris, et le Musée Guggenheim à New York.
Le site Internet du photographe : Edward Burtynsky
Sur le même thême :
Ce documentaire rappel le dyptique visionnaire et expérimental Powaqqatsi / Koyaanisqatsi de Godfrey Reggio et m’a aussi fait penser à :
Surplus – Terrosized into Being Consumers, documentaire dont voici un extrait :
Cet étrange documentaire offre un point de vue plus engagé et plus globale sur la consommation et comment les grandes puissances mondiales entendent maintenir le peuple en consommateur.
Il a aussi la particularité d’être monté et mixé sur des morceaux de musique de manière à obtenir des séquences répétitives et très rythmées, à la limite du vjing (jeté un coup d’oeil à ces clips – Read my lips de chez atmo, la boîte qui a produit Surplus).

Un commentaire
J’aime un gars qui sapelle antoine et moi je mappelle juliette
Jaime beaucoup ce site