Antoine et Juliette / blog

janvier 2009

Fred Astaire

Par ANTOINE

Dansons les amis !!

Tout simplement la classe personnifiée dans cette vidéo de Fred Astaire, tirée du film Blue Skies datant de 1946 :

Pour les moments de « magie », lorsque sa canne semble voler et décoller du sol, l’astuce est simple mais demande beaucoup d’agilité et de concentration (surtout quand on voit la longueur des plans séquences !).
Fred Astaire dispose sa canne à des endroits où sous le parquet de minuscules jets d’air comprimé permettent à l’objet d’être expulsé du sol.
Regardez bien la seconde fois qu’il pose sa canne, on peut remarquer que lorsqu’il revient prés de sa canne, celle-ci a été déplacée légèrement par un technicien pour se retrouver parfaitement en place au dessus du dispositif.

Merci à Fabien pour la découverte. :)

Je ne peux pas résister de mettre en ligne une autre vidéo, incroyable et référence de l’œuvre de Fred Astaire, qui se joue du décor dans ce passage tiré de « You’re All The World To Me », du film « Royal Wedding » de 1951 :

Voici ce que disait de lui un autre grand nom de la danse, George Balanchine :

« He is like Bach, who in his time had a great concentration of ability, essence, knowledge, a spread of music. Astaire has that same concentration of genius. »

Et enfin, un petit clin d’œil aux célébrissimes claquettes de Gene Kelly dans Singin’ in the Rain (1952) :

Ca donnerait presque envie de se la jouer sur les trottoirs parisiens ! :)

Golan Levin

Par JULIETTE

Un petit portrait d’un grand artiste pour commencer l’année 2009, en attendant notre carte de vœux…

golan levin

Diplômé du MIT Media Laboratory, Golan Levin est un des artistes contemporains du monde numérique, celui que je citerai en exemple la prochaine fois que je devrai expliquer à ma famille la voix dans laquelle je me dirige… les nouvelles formes de création, utilisant le code informatique autrement dit les « œuvres interactives ».
Il créée donc des applications, des outils à but esthétique ou non, manipulables ou non, des projets simplement surprenants.
Les infos en français sur ses œuvres : fondation-langlois
Le site de Golan Levin : www.flong.com

J’ai trouvé une interview de Golan Levin, très riche, à propos de l’interactivité, l’aléatoire, l’art génératif…

Les «œuvres d’art générées à partir d’un logiciel » («generative software art»), comme on les comprend habituellement aujourd’hui, sont le produit d’une pratique artistique qui utilise des algorithmes mathématiques pour produire automatiquement ou semi-automatiquement des expressions dans des formes artistiques plus conventionnelles. (…)

Avec cette définition, « faire du Multimédia » prend alors tous son sens, un moyen et un support englobant tous les arts.

golan levin

(…) C’est une chose d’être capable d’apprécier la beauté surgissant de résultats inattendus, mais nous devons aussi réaliser que nos algorithmes sont également capables de froideur et de laideur, ou nous n’apprendrons jamais rien.(…)

Il pose un regard très juste sur le potentiel du numérique sur la quantité et la qualité, la fascination de l’artiste ou du spectateur devant l’œuvre générative.

golan levin

(…) À une époque, j’évitais presque religieusement de recourir à l’aléatoire dans mes œuvres, et j’en étais fier. Mais il s’est produit un tournant, un jour alors que j’étais étudiant au Media Lab. J’avais été invité à faire une démonstration de mon logiciel devant le premier ministre de l’Autriche. C’était un homme énorme et très grand, avec une solide poignée de main et jouissant d’une indéniable autorité. Comme je lui faisais la démonstration de mon logiciel, j’ai insisté sur le fait qu’il n’y avait aucun caractère aléatoire dans les algorithmes : tout ce qu’il voyait était entièrement en fonction directe des mouvements qu’il imprimait à la souris avec sa main. Il s’est tourné vers moi et m’a demandé: « mais qu’y a-t-il de mal dans l’aléatoire ? La vie elle-même est aléatoire. » J’ai pensé que c’était d’une grande sagesse. Ainsi, après tout ce que j’ai pu dire, j’admets aujourd’hui de manière un peu embarrassée que j’emploie effectivement l’aléatoire, particulièrement sous la forme de bruits statistiques à haute fréquence et basse amplitude. C’est en fait essentiel pour générer toutes sortes de textures organiques. Sans cela, la plupart des systèmes génératifs sembleraient sans vie, trop réguliers, et ennuyeux.

ET mes 2 coups de coeur:
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