Par ANTOINE ›
La typographie a toujours été le grand oublié du design web, pourtant le texte occupe bien souvent la plus majeur partie de l’espace alloué au design. Beaucoup d’articles existent déjà sur le sujet, je ne fais donc qu’apporter ma modeste pierre française à l’édifice principalement anglo-saxons.

Les typos web
En tout et pour tout, un designer web ne peut utiliser qu’une douzaine de typo pour les corps de textes et les titres importants si il veut garantir un bon référencement et un confort de lecture au visiteur.
Douze typos c’est très peu, surtout quand on compte parmi elles la Comic Sans Ms!
Vous pouvez les tester ici : Typetester.org.
Pour info, voici les familles de typo proposées par Dreamweaver par défaut :
- Arial, Helvetica, sans-serif
- Courier New, Courier, monospace
- Times New Roman, Times, serif
- Georgia, Times New Roman, Times, serif
- Verdana, Arial, Helvetica, sans-serif
- Geneva, Arial, Helvetica, sans-serif
On peut aussi ajouter la typographie Lucida qui est de plus en plus présente sur Internet (c’est la typographie par défaut du site d’Apple) et dont la famille s’écrit de cette manière :
- « Lucida Grande », »Lucida Sans Unicode », Arial, Verdana, sans-serif
Il est nécessaire de préciser ces deux variantes car la Lucida Grande n’est pas présentes par défaut sur PC.
En jouant sur divers paramètres comme font-weight, font-size, letter-spacing (interlettrage) ou line-height (interlignage) on peut réussir à produire des miracles, même du graphisme en pure css comme ce logo, cet homer simpsons en css ou cette illustration.
La solution :
Plusieurs solutions existent pour étoffer cette offre.
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Par ANTOINE ›
Le septième art est à la fête chez Antoine et Juliette (une rime qui paie pas de mine pour commencer) avec cet article sur Werner Herzog et plus particuliérement sur un de ses films : « Pays du silence et de l’obscurité ».
J’ai vu ce film au centre Pompidou, la semaine dernière dans le cadre du cycle consacré au réalisateur allemand jusqu’à la fin Février.
Donc pour les retardataires, il faut se dépêcher puisque le film repasse seulement le 28 février à 17h30 ! Et il faut bien quelques jours de cuisines mentales pour pouvoir vous en touchez quelques mots, tellement l’expérience est intense.
Le film :
Ce documentaire suit Fini Straubinger, sourde et aveugle, qui évoque son enfance et nous emmène à la rencontre d’autres personnes atteintes du même handicap.
Werner Herzog s’attache sur le langage tactile que Fini a mis en place, dont l’alphabet et la syntaxe sont signés dans la paume des mains. L’apprentissage s’effectue grâce à un gant, chaque gestes sur la paume répresentant une lettre de l’alphabet.

« Pour son anniversaire, j’ai loué un petit avion et je lui ai offert son baptême de l’air. Je savais aussi que Fini voulait aller au zoo et que d’autres sourds-aveugles n’y étaient jamais allés. Alors, j’ai décidé de faire cette séquence en persuadant le directeur du zoo de mettre en liberté un chimpanzé. » Michel Ciment, Positif, extrait de l’entretien avec Werner Herzog
Le film n’est jamais voyeur et les moments capturés sont rares, fragiles comme ces êtres dans leur forteresse d’ombre et de silence.
Un film marquant qui questionne sur l’importance de nos sens, du language et de la communication. Comment se développer sans presque aucun moyen de communication vers l’extérieur ?

Petite mention pour les intertitres magnifiques avec citations des différents protagonistes dont une qui me revient à l’esprit :
« Lorsque votre main ne me touche plus, c’est comme si vous étiez à des centaines de kilomètres de moi », Fini Straubinger
Le réalisateur :
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