L’expo sans doute la plus populaire à Paris en ce moment, avec celle de Tati ; Le musée Beaubourg a dû ouvrir ses portes les nuits pour faire face aux milliers de visiteurs. Voici pour tous ceux qui ne pourront pas y aller, une petite présentation du maître Calder :
« Daumier du fil de fer »
Alexander Calder est né en 1898 aux États-Unis, descendant d’une lignée de sculpteur, il reçoit une double formation d’ingénieur et d’artiste. En 1926 il arrive à Paris et commence sa véritable carrière. Bricoleur de génie, il met au point les mécanismes les plus astucieux pour animer ses créations, souvent des animaux et en particulier ces célèbres mobiles. Des formes géométriques colorées suspendu en l’air. Primitives et libérées, elles marqueront son passage vers l’abstraction !
Il affranchit la sculpture et fait du mouvement un matériau à part entière!

Cader’s Circus
Un peu moins connu que ces mobiles, je voudrais vous parler de « Calder’s Circus », l’une de ses œuvres les plus importantes, (1926-1931), elle tient dans 2 valises, elle lui a ouverte les portes des ateliers parisiens de l’époque et lui a permis de rencontrer d’autres artistes devenus aussi emblématiques de l’art moderne : Mondrian, Léger, Miro et Duchamps. Et voilà le cirque de Calder :

Alexander Calder met en scène son propre cirque. Agenouillé derrière les rideaux rouges, il manipule les « circassiens » de fil de fer et de bouts de chiffons, et enchaine les numéros face à un public attentif au moindre détail! Montage du filet pour la trapéziste, bonne réception de l’acrobate sur son cheval, domptage et dressage du lion, tout ce qui se passe est du spectacle.
A l’heure de la grande illusion, du toujours plus gros et plus grand, le plus petit cirque du monde n’a pas d’égale, c’est ingénieux, c’est beau, quel plaisir !!
Le film « Le grand cirque de Calder » de Jean Painvelé est présenté dans la salle 1 du musée. Il met en image l’artiste en pleine représentation.
Cette création et les représentations que Calder en donna peuvent être aujourd’hui considérées comme l’un des premiers exemples de performance, définie par la présence même de l’artiste, le rôle de l’improvisation dans ses commentaires, l’enchaînement des numéros et le choix des lieux autres que des théâtres pour le spectacle.
Et pour finir une vidéo de l’artiste qui dessine …
Alexander Calder, Berlin 1929 und 1967
envoyé par leofourastie

