Antoine et Juliette / blog

JULIETTE

Miranda July

Par JULIETTE

Moi, toi et tous les autres

Miranda july dresse le portrait de gens ordinairement humain avec un humour farfelue et une inquiétante étrangeté planant le long de son premier long métrage « Me and you and everyone we know », en français « Moi, toi et tous les autres ».

moi toi et tous les autres

Il y a Richard, vendeur de chaussures et papa de 2 petits garçons; Il y a Christine, artiste contemporaine et chauffeuse de taxi pour les personnes âgées, puis il y a « tous les autres »… Tous les personnages du film sont plus ou moins déconnectés de la terre, un peu mal dans leur peau, en quête d’expérience, de sexualité, de reconnaissance mais pas si naïfs qu’ils en ont l’air.
Le film est sorti en 2005 et a été primé au festival de Cannes. C’est comme ça que j’ai entendu parler de Miranda July, pour la première fois. L’artiste jouant son propre rôle à travers l’un des personnages principaux, Christine, on découvre la réalisatrice en même temps que son film – c’est assez plaisant, comme l’impression de mieux percevoir son film et son univers.
L’artiste américaine est originale, pas formatée, très féminine, et son film d’auteur ne m’a pas laissé indifférente.
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Par JULIETTE

L’expo sans doute la plus populaire à Paris en ce moment, avec celle de Tati ; Le musée Beaubourg a dû ouvrir ses portes les nuits pour faire face aux milliers de visiteurs. Voici pour tous ceux qui ne pourront pas y aller, une petite présentation du maître Calder :

« Daumier du fil de fer »

Alexander Calder est né en 1898 aux États-Unis, descendant d’une lignée de sculpteur, il reçoit une double formation d’ingénieur et d’artiste. En 1926 il arrive à Paris et commence sa véritable carrière. Bricoleur de génie, il met au point les mécanismes les plus astucieux pour animer ses créations, souvent des animaux et en particulier ces célèbres mobiles. Des formes géométriques colorées suspendu en l’air. Primitives et libérées, elles marqueront son passage vers l’abstraction !

Il affranchit la sculpture et fait du mouvement un matériau à part entière!

Calder mobile

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Golan Levin

Par JULIETTE

Un petit portrait d’un grand artiste pour commencer l’année 2009, en attendant notre carte de vœux…

golan levin

Diplômé du MIT Media Laboratory, Golan Levin est un des artistes contemporains du monde numérique, celui que je citerai en exemple la prochaine fois que je devrai expliquer à ma famille la voix dans laquelle je me dirige… les nouvelles formes de création, utilisant le code informatique autrement dit les « œuvres interactives ».
Il créée donc des applications, des outils à but esthétique ou non, manipulables ou non, des projets simplement surprenants.
Les infos en français sur ses œuvres : fondation-langlois
Le site de Golan Levin : www.flong.com

J’ai trouvé une interview de Golan Levin, très riche, à propos de l’interactivité, l’aléatoire, l’art génératif…

Les «œuvres d’art générées à partir d’un logiciel » («generative software art»), comme on les comprend habituellement aujourd’hui, sont le produit d’une pratique artistique qui utilise des algorithmes mathématiques pour produire automatiquement ou semi-automatiquement des expressions dans des formes artistiques plus conventionnelles. (…)

Avec cette définition, « faire du Multimédia » prend alors tous son sens, un moyen et un support englobant tous les arts.

golan levin

(…) C’est une chose d’être capable d’apprécier la beauté surgissant de résultats inattendus, mais nous devons aussi réaliser que nos algorithmes sont également capables de froideur et de laideur, ou nous n’apprendrons jamais rien.(…)

Il pose un regard très juste sur le potentiel du numérique sur la quantité et la qualité, la fascination de l’artiste ou du spectateur devant l’œuvre générative.

golan levin

(…) À une époque, j’évitais presque religieusement de recourir à l’aléatoire dans mes œuvres, et j’en étais fier. Mais il s’est produit un tournant, un jour alors que j’étais étudiant au Media Lab. J’avais été invité à faire une démonstration de mon logiciel devant le premier ministre de l’Autriche. C’était un homme énorme et très grand, avec une solide poignée de main et jouissant d’une indéniable autorité. Comme je lui faisais la démonstration de mon logiciel, j’ai insisté sur le fait qu’il n’y avait aucun caractère aléatoire dans les algorithmes : tout ce qu’il voyait était entièrement en fonction directe des mouvements qu’il imprimait à la souris avec sa main. Il s’est tourné vers moi et m’a demandé: « mais qu’y a-t-il de mal dans l’aléatoire ? La vie elle-même est aléatoire. » J’ai pensé que c’était d’une grande sagesse. Ainsi, après tout ce que j’ai pu dire, j’admets aujourd’hui de manière un peu embarrassée que j’emploie effectivement l’aléatoire, particulièrement sous la forme de bruits statistiques à haute fréquence et basse amplitude. C’est en fait essentiel pour générer toutes sortes de textures organiques. Sans cela, la plupart des systèmes génératifs sembleraient sans vie, trop réguliers, et ennuyeux.

ET mes 2 coups de coeur:
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Mard! 01

Par JULIETTE

Le Mardi 7 octobre 2008 à 19h, à la médiathèque d’Ivry sur seine avait lieu le premier mard!, nouveau cycle invitant des personnalités différentes, artistes, critiques ou commissaires à aborder l’art, en général et contemporain en particulier, dans son interaction avec d’autres domaines.

C’était très intéressant, un sujet passionnant et un public aux réactions virulentes!

Quand l’art dépasse les bornes
Art contemporain & graphisme :
glissement de terrain ou conjonction naturelle?

par Etienne Bernard

Commissaire d’exposition, délégué général du Festival international de l’affiche et du graphisme de Chaumont, critique d’art … Etienne Bernard a analysé le sujet, rapprochant l’art et le graphisme dans leur espace d’exposition. Quand les graphistes investissent les musées…

metahaven et m/m

Le conférencier cite l’exemple de Chaumont : exposition 2003 dans la Chapelle des Jésuites par les célèbres M/M. Revisitant l’affiche en plaçant les leurs dans des « MUPI » (Mobilier Urbain Pour l’Information) redesignés pour l’occasion, les graphistes s’inscrivent dans une démarche artistique et un process d’expérimentation. Il transforme leurs objets graphiques en œuvres d’art.
L’expérience semble une réussite, même si le graphisme d’excellence mis en avant depuis quelques années énerve quelques jaloux.

Le dernier exemple en date soulève encore plus d’émois dans le public, pas de la jalousie cette fois mais plutôt de l’incompréhension. L’exposition du collectif Metahaven au CAPC de Bordeaux, « AFFICHE FRONTIÈRES » : investir les emplacement publicitaire de JC Decaux dans toute la ville avec une sélection d’œuvres pour les confronter à un environnement désigné… Une expo pour ma part (vu de nos yeux) super décevante pour des explications un peu trop pompeuse.

Ce que j’ai retenu : le danger est de « muséifier » le graphisme, et d’en oublier la réalité du vrai métier, mais tant que les graphistes restent dans une démarche d’expérimentation ou de recherche, de collaboration avec des artistes, les résultats montrent un véritable intérêt.

Pour les curieux, voilà les prochains rendez vous des MARD!
le 2 décembre 2008 à 19h
Art et espace domestique :
quelles limites?

par l’Ambassade

le 10 février 2009 à 19h
Jeux vidéos et peinture plate :
l’écran est-il un tableau?

par Jill Gasparina

Par JULIETTE

Une maison dans un livre!

Le travail du danois Olafur Eliasson est très grand!
« your house » est une sculpture, un livre découpé au cutter réalisé par l’artiste d’après sa maison de Hellepur au Danemark.
Une maison « vide », 2 étages, un grenier, une cave, une quinzaine de pièces, des murs blancs, que l’on découvre petit à petit ; en tout 908 pages à traverser! Chaque page représente une coupe très fine de la maison, en tournant les pages, on passe à travers les murs et on découvre l’espace de la maison.
Je l’ai découvert au milieu d’une double page du très beau livre sur les livres « the fully booked« .

« your house » est visible au Musée d’art Moderne de New York. Il existe 225 exemplaires, pour en savoir plus sur sa fabrication : www.kremo.de/html/yourhouse.htm

your house olafur eliasson

your house olafur eliasson

L’approche de la maison et du livre à la fois, est absolument réussi! C’est géniale d’avoir relié les deux de cette façon. La maison comme les livres sont des espaces qui contiennent des histoires, lieu de vie ou lieu vide.
En cherchant sur son site j’ai trouvé d’autres de ces travaux sur les maisons. + »

Cargo Sofia-Paris

Par JULIETTE

Un voyage en semi-remorque un lundi soir à Paris!
Pour le festival Paris quartier d’été, Stefan Kaegi présentait cargo Sofia-Paris, un théâtre incroyable, redoublement de folie et d’ingéniosité! Merci au collectif de mise en scène [Rimini Protokoll] et puis merci aux personnes qui se sont désistées à la dernière minute ainsi que Cam & Flute pour les places biensur! Vous nous avez permis de vivre 2 heures de plein bonheur!

cargo-sofia.jpg

L’idée est simple et coule de génie, les spectateurs prennent place à l’intérieur du camion Bulgare, le chauffeur se présente et sa traductrice traduit. Ventzislav conduit des camions depuis plus de 20 ans, il transporte des marchandises vers l’URSS, la Syrie, l’Europe, l’Iran pour une très grosse compagnie Bulgare…
Ce soir nous sommes sa cargaison, il va nous faire découvrir son métier, sa vie, les douaniers croates, Rungis et ses palettes de poissons, les stations essences de Serbie, les scandales financiers de Willy Betz, une chanteuse au milieu d’un rond point comme tout droit sortie d’un film d’Emir Kusturica, … Un humour insolite et un peu « Deschiens »… Je n’en dis pas plus si certain ont la chance d’y participer.

cargo-sofia

Idée, concept : Stefan Kaegi
Mise en scène pour Paris : Jörg Karrenbauer
Avec Ventzislav Borissov et Nedyalkov, Valentina Traïanova (chanteuse), Theodora Borissova (interprète)
Vidéo : Vladimir Miller
Son : Simon Begemann
Assistance Paris : Agnès Fanget

Pour en connaître plus sur Rimini Protokoll + »