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Le Petit Fugitif

Par ANTOINE

The Little Fugitive

Le Petit Fugitif est un film de Ray ASHLEY, Morris ENGEL et Ruth ORKIN sorti en 1953. Récemment, le film est ressorti par Carlotta Films en DVD le 19 novembre 2009.

Le petit fugitif

Résumé du film

Le Petit Fugitif raconte l’histoire d’un petit garçon nommé Joey, que sa mère confie à son grand frère Lennie, alors que celle-ci est obligée de se rendre au chevet de la grand-mère. Lennie, qui ne veut pas s’occuper de son frère, décide de lui jouer un tour en lui faisant croire qu’il le tue par accident. Paniqué et croyant que la police le recherche, le petit Joey s’enfuie. Il s’exile alors à Coney Island, l’immense plage new-yorkaise où entre insouciance et débrouillardise, il goûtera aux manèges et aux sucreries de la fête foraine.

Une date dans l’histoire du cinéma

Notre Nouvelle Vague n’aurait jamais eu lieu si le jeune Américain Morris Engel ne nous avait pas montré la voie de la production indépendante avec son beau film, Le Petit Fugitif — François Truffaut

La bande annonce du film :

Ce qui pourrait être un petit film est en fait un tournant dans l’histoire du cinéma.

Le Petit Fugitif est avant tout un film sur l’enfance mais un des personnage principale est l’incroyable Coney Island. A l’époque du film, Coney Island était un complexe de loisirs majeur et abritait plusieurs parcs d’attractions. C’est un espace de vie qui renvoit le spectateur à ses souvenirs d’enfance, de la barbe à papa aux « chamboule tout »! La plage de Coney Island était alors très fréquentée par la « classe moyenne ». Le film est donc aussi une critique sociale de son époque, dénonçant la sur-consommation et les écarts flagrants de richesse.

Sur toute la longueur de la plage s’étend la promenade Riegelmann qui est connue pour être la plus longue au monde, plusieurs fois immortalisé dans des films et des séries (The Wrestler ou Les Sopranos).

Tourné avec une caméra 35 mm ultra-compacte, fabriquée spécialement pour le film par Morris Engel, le petit fugitif est le film précurseur de la Nouvelle Vague. Cette caméra permet à Morris Engel de se faufiler dans la foule, sans que les figurants ne s’aperçoivent du tournage en cours. Cela donne au film un traitement novateur, hors des codes hollywoodiens de l’époque. Le cinéma indépendant américain nait avec ce film.

Le petit fugitif

Morris Engel

Avant d’avoir tourné ce film, Morris Engel était un très grand photographe de New York.
Ses photos sont visibles ici : www.engelphoto.com.

Originaire de Brooklyn, il fut diplômé de la Abraham Lincoln High School et membre de la Photo League où il rencontra Aaron Siskind, Berenice Abbott et Paul Strand. Après Le Petit Fugitif, il tourna également Lovers and Lollipops et Weddings and Babies avec sa femme Ruth Orkin, continuant son activité de photographe de la rue. Morris Engel est mort en 2005.

Le film a eu une nomination aux Oscars®, dans la section « Meilleur scénario », et un Lion d’argent à Venise en 1953 partagé avec Les Contes de la lune vague après la pluie de Kenji Mizoguchi. Le Petit Fugitif fait également partie de la liste des 1000 films élus comme incontournables par le New York Times, et se classe parmi les meilleurs films sur New York selon Time Out.

That’s all folks!

Deux mille dix

Par ANTOINE et JULIETTE

Aloha everybody! Ça y est nous sommes en 2010 et au moment de la galette des rois, il n’est pas encore trop tard pour fêter la bonne année!

Voici une carte de voeux avec cette petite vidéo, histoire de se mettre en jambe dans cette année qui commence.
La musique est signée Simon Doury.

http://www.vimeo.com/8590723

La page dédiée : 2010.html & la page viméo : vimeo.com/8590723

Deux mille dix

Miranda July

Par JULIETTE

Moi, toi et tous les autres

Miranda july dresse le portrait de gens ordinairement humain avec un humour farfelue et une inquiétante étrangeté planant le long de son premier long métrage « Me and you and everyone we know », en français « Moi, toi et tous les autres ».

moi toi et tous les autres

Il y a Richard, vendeur de chaussures et papa de 2 petits garçons; Il y a Christine, artiste contemporaine et chauffeuse de taxi pour les personnes âgées, puis il y a « tous les autres »… Tous les personnages du film sont plus ou moins déconnectés de la terre, un peu mal dans leur peau, en quête d’expérience, de sexualité, de reconnaissance mais pas si naïfs qu’ils en ont l’air.
Le film est sorti en 2005 et a été primé au festival de Cannes. C’est comme ça que j’ai entendu parler de Miranda July, pour la première fois. L’artiste jouant son propre rôle à travers l’un des personnages principaux, Christine, on découvre la réalisatrice en même temps que son film – c’est assez plaisant, comme l’impression de mieux percevoir son film et son univers.
L’artiste américaine est originale, pas formatée, très féminine, et son film d’auteur ne m’a pas laissé indifférente.
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Werner Herzog

Par ANTOINE

Le septième art est à la fête chez Antoine et Juliette (une rime qui paie pas de mine pour commencer) avec cet article sur Werner Herzog et plus particuliérement sur un de ses films : « Pays du silence et de l’obscurité ».

J’ai vu ce film au centre Pompidou, la semaine dernière dans le cadre du cycle consacré au réalisateur allemand jusqu’à la fin Février.
Donc pour les retardataires, il faut se dépêcher puisque le film repasse seulement le 28 février à 17h30 ! Et il faut bien quelques jours de cuisines mentales pour pouvoir vous en touchez quelques mots, tellement l’expérience est intense.

Le film :

Ce documentaire suit Fini Straubinger, sourde et aveugle, qui évoque son enfance et nous emmène à la rencontre d’autres personnes atteintes du même handicap.
Werner Herzog s’attache sur le langage tactile que Fini a mis en place, dont l’alphabet et la syntaxe sont signés dans la paume des mains. L’apprentissage s’effectue grâce à un gant, chaque gestes sur la paume répresentant une lettre de l’alphabet.

Herzog

« Pour son anniversaire, j’ai loué un petit avion et je lui ai offert son baptême de l’air. Je savais aussi que Fini voulait aller au zoo et que d’autres sourds-aveugles n’y étaient jamais allés. Alors, j’ai décidé de faire cette séquence en persuadant le directeur du zoo de mettre en liberté un chimpanzé. » Michel Ciment, Positif, extrait de l’entretien avec Werner Herzog

Le film n’est jamais voyeur et les moments capturés sont rares, fragiles comme ces êtres dans leur forteresse d’ombre et de silence.
Un film marquant qui questionne sur l’importance de nos sens, du language et de la communication. Comment se développer sans presque aucun moyen de communication vers l’extérieur ?

Herzog

Petite mention pour les intertitres magnifiques avec citations des différents protagonistes dont une qui me revient à l’esprit :

« Lorsque votre main ne me touche plus, c’est comme si vous étiez à des centaines de kilomètres de moi », Fini Straubinger

Le réalisateur :

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Fred Astaire

Par ANTOINE

Dansons les amis !!

Tout simplement la classe personnifiée dans cette vidéo de Fred Astaire, tirée du film Blue Skies datant de 1946 :

Pour les moments de « magie », lorsque sa canne semble voler et décoller du sol, l’astuce est simple mais demande beaucoup d’agilité et de concentration (surtout quand on voit la longueur des plans séquences !).
Fred Astaire dispose sa canne à des endroits où sous le parquet de minuscules jets d’air comprimé permettent à l’objet d’être expulsé du sol.
Regardez bien la seconde fois qu’il pose sa canne, on peut remarquer que lorsqu’il revient prés de sa canne, celle-ci a été déplacée légèrement par un technicien pour se retrouver parfaitement en place au dessus du dispositif.

Merci à Fabien pour la découverte. :)

Je ne peux pas résister de mettre en ligne une autre vidéo, incroyable et référence de l’œuvre de Fred Astaire, qui se joue du décor dans ce passage tiré de « You’re All The World To Me », du film « Royal Wedding » de 1951 :

Voici ce que disait de lui un autre grand nom de la danse, George Balanchine :

« He is like Bach, who in his time had a great concentration of ability, essence, knowledge, a spread of music. Astaire has that same concentration of genius. »

Et enfin, un petit clin d’œil aux célébrissimes claquettes de Gene Kelly dans Singin’ in the Rain (1952) :

Ca donnerait presque envie de se la jouer sur les trottoirs parisiens ! :)

Par ANTOINE

Tout vient d’une lecture sur Gobz et le visionnage d’une vidéo des frères Wouters. Et ensuite des souvenirs d’enfance d’un visionnage de E.T (une scène où Drew Barrymore apprend l’alphabet au début du film :) ) et de mes premiers cours d’anglais à chanter mon « abcs ».

abc

Donc après l’alphabet en pop up book de Marion Bataille, voici des vidéos très intéressantes d’alphabet en chanson. Ces chansons permettent aux enfants de mémoriser l’alphabet dans l’ordre d’une façon ludique et entêtante. D’ailleurs qui n’a jamais chanté « aye bii cii dii ii ore ji » ?
L’occasion de voir une fois de plus la puissance graphique d’une lettre et de l’utilisation de la typographie dans des vidéos.

Les vidéos :

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