Par ANTOINE ›
Qui est Antoine Doinel ?

Antoine Doinel est le personnage campé par Jean-Pierre Léaud dans cinq films marquant du cinéma de François Truffaut.
Fortement inspiré de la vie du réalisateur, ces cinq films sont l’occasion pour le réalisateur de « prendre le temps » (chose impossible aujourd’hui) et de suivre Antoine Doinel de son enfance turbulente jusqu’à sa maturité.
Les dialogues fusent, les trouvailles visuelles sont permanentes. Il règne un sentiment de liberté et d’inventivité. La Nouvelle Vague est là.
La Nouvelle Vague :
L’idée de jeunes critiques des Cahiers du Cinéma qui décident d’arrêter de parler des autres films pour en faire.
En 1958/59, Jean Luc Godard, Jacques Rivette, Claude Chabrol et Eric Rohmer réalisent ainsi leurs premiers longs métrages.
Les jeunes cinéastes de la nouvelle vague ont alors bousculé les règles en revoyant tous les fondements du cinéma de l’époque, loin des studios. Ainsi, le point de vue du spectateur est parfois pris en considération dans le film par le biais de regards caméra, d’un cinéma sur le cinéma, qui questionnent les différents points de vue cinématographiques (« La Nuit Américaine »). Ils ont créés de nombreux jeux d’arrêt sur image, de ralentis.
Toutes ces techniques permettent de rappeler sans cesse qu’il est un film, que c’est du cinéma.
Le spectateur est dans la confidence, on cherche pas à lui mentir.
« Ce mouvement ne cherche pas à reproduire la réalité comme elle devrait être mais à montrer la réalité du cinéma comme elle est. »
Le cinéma de François Truffaut est aussi un cinéma de référence (et d’auto-référence), le cinéma d’un passionné de son art. François Truffaut à réaliser de grands films populaires listés ici.
Antoine Doinel :
Antoine Doinel apparait à mes yeux comme l’improvisateur du quotidien, un jongleur des pensés, qui apostrophe le spectateur, pense tout haut, ose rire franchement; Un romantisme assumé sans niaiserie aucune.
Le personnage est rêveur, se dit écrivain, débat dans les cafés, enchaîne les boulots, vit dehors comme happé par Paris.
Il nous parle de la créativité, une créativité qui peut être partout, tout le temps. Il est tour à tour détective, répare les télés et succombe des femmes qui paraissent incompréhensibles et insaisissables.
Les aventures d’Antoine Doinel débute dans les Quatre cents coups (1958) où Jean-Pierre Léaud est âgé de quatorze ans et impressionne par sa liberté d’improvisation. Inspiré de la vie de son auteur, il joue alors « les 400 coups » de la vie de François Truffaut et devient son acteur fétiche.
La série se poursuivra avec Antoine et Colette, court métrage du film l’Amour à vingt ans (1962) rassemblant plusieurs auteurs internationaux. Puis s’ensuivront Baisers volés (1968) et Domicile conjugal (1970). La série se termine par l’Amour en fuite en 1978.
Les affiches des 400 coups dans différents pays (Japon, Pologne, France, Angleterre) :




Et oui un article long, verbeux et emporté par l’émotion !