Antoine et Juliette / blog

Par ANTOINE

The Whitest Boy Alive est le dernier projet initié par Erlend Øye. C’est un groupe d’électro/pop au mélodie simple mais pas simpliste, composé de très bon musiciens bien connus en Allemagne et de l’autre côté de la Manche.
Erlend Øye est aussi un membre du duo Kings Of Convenience. On lui doit aussi un DJ-Kicks bien fameux et divers collaborations avec Röyksopp, Prefuse 73, DJ Hell, Feist ou Morgan Geist.

Et le groupe est en concert à La Maroquinerie le 15 Avril 2009 pour la sortie de leur nouvel album Rules, plus électro que le précédent. J’ai déjà mes places !

Geoff McFetridge

En plus d’être un groupe au nom bizarre et de faire une musique de haute qualité, The Whitest Boy Alive se démarque par ses visuels signés Geoff McFetridge.

« Contour drawing changed the way I drew. In college it was taught to me as a method developed, in part, by the artist Egon Schiele. It is a way of drawing where you look at what is in front of you and not what you are drawing. You also draw the shapes you see without picking up your pencil, or erasing. The goal was to represent the form in line, not shading or any sort of interpretation of depth, just a line in the clearest most objective way possible. » à propos de son approche du dessin

Voici un visuel ayant servi pour le premier album :

The Whitest Boy Alive

Une autre série de visuels créée pour le groupe : + suite »

Par ANTOINE

La typographie a toujours été le grand oublié du design web, pourtant le texte occupe bien souvent la plus majeur partie de l’espace alloué au design. Beaucoup d’articles existent déjà sur le sujet, je ne fais donc qu’apporter ma modeste pierre française à l’édifice principalement anglo-saxons.

La typographie sur le web

Les typos web

En tout et pour tout, un designer web ne peut utiliser qu’une douzaine de typo pour les corps de textes et les titres importants si il veut garantir un bon référencement et un confort de lecture au visiteur.
Douze typos c’est très peu, surtout quand on compte parmi elles la Comic Sans Ms!
Vous pouvez les tester ici : Typetester.org.
Pour info, voici les familles de typo proposées par Dreamweaver par défaut :

  • Arial, Helvetica, sans-serif
  • Courier New, Courier, monospace
  • Times New Roman, Times, serif
  • Georgia, Times New Roman, Times, serif
  • Verdana, Arial, Helvetica, sans-serif
  • Geneva, Arial, Helvetica, sans-serif

On peut aussi ajouter la typographie Lucida qui est de plus en plus présente sur Internet (c’est la typographie par défaut du site d’Apple) et dont la famille s’écrit de cette manière :

  • « Lucida Grande », »Lucida Sans Unicode », Arial, Verdana, sans-serif

Il est nécessaire de préciser ces deux variantes car la Lucida Grande n’est pas présentes par défaut sur PC.

En jouant sur divers paramètres comme font-weight, font-size, letter-spacing (interlettrage) ou line-height (interlignage) on peut réussir à produire des miracles, même du graphisme en pure css comme ce logo, cet homer simpsons en css ou cette illustration.

La solution :

Plusieurs solutions existent pour étoffer cette offre.
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Par ANTOINE

Le septième art est à la fête chez Antoine et Juliette (une rime qui paie pas de mine pour commencer) avec cet article sur Werner Herzog et plus particuliérement sur un de ses films : « Pays du silence et de l’obscurité ».

J’ai vu ce film au centre Pompidou, la semaine dernière dans le cadre du cycle consacré au réalisateur allemand jusqu’à la fin Février.
Donc pour les retardataires, il faut se dépêcher puisque le film repasse seulement le 28 février à 17h30 ! Et il faut bien quelques jours de cuisines mentales pour pouvoir vous en touchez quelques mots, tellement l’expérience est intense.

Le film :

Ce documentaire suit Fini Straubinger, sourde et aveugle, qui évoque son enfance et nous emmène à la rencontre d’autres personnes atteintes du même handicap.
Werner Herzog s’attache sur le langage tactile que Fini a mis en place, dont l’alphabet et la syntaxe sont signés dans la paume des mains. L’apprentissage s’effectue grâce à un gant, chaque gestes sur la paume répresentant une lettre de l’alphabet.

Herzog

« Pour son anniversaire, j’ai loué un petit avion et je lui ai offert son baptême de l’air. Je savais aussi que Fini voulait aller au zoo et que d’autres sourds-aveugles n’y étaient jamais allés. Alors, j’ai décidé de faire cette séquence en persuadant le directeur du zoo de mettre en liberté un chimpanzé. » Michel Ciment, Positif, extrait de l’entretien avec Werner Herzog

Le film n’est jamais voyeur et les moments capturés sont rares, fragiles comme ces êtres dans leur forteresse d’ombre et de silence.
Un film marquant qui questionne sur l’importance de nos sens, du language et de la communication. Comment se développer sans presque aucun moyen de communication vers l’extérieur ?

Herzog

Petite mention pour les intertitres magnifiques avec citations des différents protagonistes dont une qui me revient à l’esprit :

« Lorsque votre main ne me touche plus, c’est comme si vous étiez à des centaines de kilomètres de moi », Fini Straubinger

Le réalisateur :

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Par ANTOINE

Dansons les amis !!

Tout simplement la classe personnifiée dans cette vidéo de Fred Astaire, tirée du film Blue Skies datant de 1946 :

Pour les moments de « magie », lorsque sa canne semble voler et décoller du sol, l’astuce est simple mais demande beaucoup d’agilité et de concentration (surtout quand on voit la longueur des plans séquences !).
Fred Astaire dispose sa canne à des endroits où sous le parquet de minuscules jets d’air comprimé permettent à l’objet d’être expulsé du sol.
Regardez bien la seconde fois qu’il pose sa canne, on peut remarquer que lorsqu’il revient prés de sa canne, celle-ci a été déplacée légèrement par un technicien pour se retrouver parfaitement en place au dessus du dispositif.

Merci à Fabien pour la découverte. :)

Je ne peux pas résister de mettre en ligne une autre vidéo, incroyable et référence de l’œuvre de Fred Astaire, qui se joue du décor dans ce passage tiré de « You’re All The World To Me », du film « Royal Wedding » de 1951 :

Voici ce que disait de lui un autre grand nom de la danse, George Balanchine :

« He is like Bach, who in his time had a great concentration of ability, essence, knowledge, a spread of music. Astaire has that same concentration of genius. »

Et enfin, un petit clin d’œil aux célébrissimes claquettes de Gene Kelly dans Singin’ in the Rain (1952) :

Ca donnerait presque envie de se la jouer sur les trottoirs parisiens ! :)

Par JULIETTE

Un petit portrait d’un grand artiste pour commencer l’année 2009, en attendant notre carte de vœux…

golan levin

Diplômé du MIT Media Laboratory, Golan Levin est un des artistes contemporains du monde numérique, celui que je citerai en exemple la prochaine fois que je devrai expliquer à ma famille la voix dans laquelle je me dirige… les nouvelles formes de création, utilisant le code informatique autrement dit les « œuvres interactives ».
Il créée donc des applications, des outils à but esthétique ou non, manipulables ou non, des projets simplement surprenants.
Les infos en français sur ses œuvres : fondation-langlois
Le site de Golan Levin : www.flong.com

J’ai trouvé une interview de Golan Levin, très riche, à propos de l’interactivité, l’aléatoire, l’art génératif…

Les «œuvres d’art générées à partir d’un logiciel » («generative software art»), comme on les comprend habituellement aujourd’hui, sont le produit d’une pratique artistique qui utilise des algorithmes mathématiques pour produire automatiquement ou semi-automatiquement des expressions dans des formes artistiques plus conventionnelles. (…)

Avec cette définition, « faire du Multimédia » prend alors tous son sens, un moyen et un support englobant tous les arts.

golan levin

(…) C’est une chose d’être capable d’apprécier la beauté surgissant de résultats inattendus, mais nous devons aussi réaliser que nos algorithmes sont également capables de froideur et de laideur, ou nous n’apprendrons jamais rien.(…)

Il pose un regard très juste sur le potentiel du numérique sur la quantité et la qualité, la fascination de l’artiste ou du spectateur devant l’œuvre générative.

golan levin

(…) À une époque, j’évitais presque religieusement de recourir à l’aléatoire dans mes œuvres, et j’en étais fier. Mais il s’est produit un tournant, un jour alors que j’étais étudiant au Media Lab. J’avais été invité à faire une démonstration de mon logiciel devant le premier ministre de l’Autriche. C’était un homme énorme et très grand, avec une solide poignée de main et jouissant d’une indéniable autorité. Comme je lui faisais la démonstration de mon logiciel, j’ai insisté sur le fait qu’il n’y avait aucun caractère aléatoire dans les algorithmes : tout ce qu’il voyait était entièrement en fonction directe des mouvements qu’il imprimait à la souris avec sa main. Il s’est tourné vers moi et m’a demandé: « mais qu’y a-t-il de mal dans l’aléatoire ? La vie elle-même est aléatoire. » J’ai pensé que c’était d’une grande sagesse. Ainsi, après tout ce que j’ai pu dire, j’admets aujourd’hui de manière un peu embarrassée que j’emploie effectivement l’aléatoire, particulièrement sous la forme de bruits statistiques à haute fréquence et basse amplitude. C’est en fait essentiel pour générer toutes sortes de textures organiques. Sans cela, la plupart des systèmes génératifs sembleraient sans vie, trop réguliers, et ennuyeux.

ET mes 2 coups de coeur:
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Par ANTOINE

Et oui Antoine et Juliette a un an ! On souffle l’unique bougie posé sur le mini muffin et on reprend illico le clavier à défaut de la plume. Pour les fans de gifs animés, regardez-moi cette bien belle page au passage!

Allez plutôt que de regarder dans le rétro et relire la quarantaine d’articles écrits, allons dans le XIVème, à la Fondation Cartier.
Ça c’est plus classe !

Raymond Depardon, réalisateur et photographe de renom (et dont les photos du livre Errance furent un séisme pour mes yeux, rien que ça) rejoint Paul Virilio, philosophe et urbaniste, pour une expo intitulée Terre natale, ailleurs commence ici.

raymond depardon

L’exposition propose une réflexion sur le rapport entre l’homme et la terre, l’idée d’enracinement, les migrations de l’Homme et leurs conséquences.

Au début on s’allonge devant les projections monumentales pour deux films de Raymond Depardon, un premier intitulé Hear them speak qui donne la parole à des peuples menacés et un second qui s’appelle Around the world in 14 days (le titre parle de lui-même).

La scénographie est sobre, dépouillée mais percutante et les images frappent par leur beauté et le questionnement qu’elles induisent.

Des images en veux-tu, en voila (screenshots des vidéos visionnables en ligne sur le site de la Fondation Cartier) :

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